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Jane Fonda - Sois belle et tais-toi de Delphine Seyrig
Sois belle et tais toi! (extrait) de Delphine Seyrig
Ma théorie sur les vampires et les moustiques
Poursuivons avec les caractéristiques du moustique :
- Je n'ai jamais vu un moustique agir en plein jour. C'est toujours la nuit qu'ils viennent t'emmerder - ou alors dans le métro, car il n'a pas de lumière du jour.
- Ils se nourrissent de sang humain ou animal
- L'eau bénite peu les tuer. Il suffit de les noyer dedans. Et ils ne font pas long feu avec le chandelier en argent de Mamie par exemple.
- On peut les tuer avec un pieu dans le coeur. Faut juste savoir bien viser. Une chaussure, et un journal peuvent être suffisant également pour éradiquer cet indésirable.
Comme on peut le constater le moustique possèdent toutes les caractéristiques du mythe du vampire. Donc non, le vampire ne se transforme pas en chauve-souris mais bel et bien en moustique. CQFD.
Cousines family
Océane Rose Marie, la lesbienne (pas trop) invisible
Voilà, ORM n'y va pas par quatre chemins. Et tout au long du spectacle, vous assisterez aussi (plus ou moins) à la construction de son identité lesbienne, en passant par tous les âges clefs. Tout y passe. Les années Pulp (j'ai pas trop rigolé à ce moment là, j'suis jamais allée au Pulp donc bon...), les hétéros curieuses, les lesbiennes refoulées, et pleins d'autres trucs que j'ai oublié entre temps.
C'était chouette, c'était bien, c'était drôle, c'était vrai. A voir absolument. Je pense ne pas me tromper en disant que ce soir là, il y avait un chroniqueur cinéma de la matinale sur Canal +. Consécration.
Océane Rose Marie n'a pas d'amis et pas de famille, vous pouvez donc voir son spectacle (encore et encore) à partir du 14 janvier jusqu'au 27 février au moins. Pour réserver vos places, c'est ici.
« Queer is the universe »
Des charmantes demoiselles habillées de frou-frou, de corsets et de bas-résilles nous acceuillent. Il est près de 20h, quand nous pénétrons dans le forum de la Bellevilloise. Un film en noir et blanc est projeté sur un immense écran blanc où jaillit une femme aux allures de Bettie Page. Les murs sont recouverts de draps roses. Dès le premier pas posé dans cette salle, on est plongés dans une autre époque, dans un temps où les cabarets parisiens étaient monnaie courante. « Mesdames, mesdemoiselles, messieurs, le peep-show est ouvert ! » crie un homme habillé en Gravroche.
Il nous invite à monter l'escalier, et une charmante demoiselle nous attend en haut pour nous expliquer le déroulement de ce spectacle dans le spectacle.
Mais qu'est-ce qu'un peep show ? Un Peep show est, au sens large, un spectacle vu à travers une ouverture. Le spectateur est généralement seul et placé en voyeur. En l'occurence, là, nous étions six. Le rideau s'ouvre sur Lolaloo des Bois de dos, vêtue d'une culotte en dentelle, de bas-résille et de talons rouges. Nous la regardons danser sur une musique de Pink Martini dans une salle entourée de draperies rouges. Le show a duré le temps de la chanson pour deux euros seulement.
Quand nous redescendons, il est 20h30, le show du cabaret interlope va commencer. Le premier artiste à venir est un argentin du nom de Luis Brusca, mi-homme, mi-chimpanzé. Car il arrive sur scène habillé d'une simple couche/string blanc(he) en imitant superbement, la démarche d'un chimpanzé. Il joue avec le public, et c'est terriblement drôle. Pas de répit, un espèce de vampire au teint blanchatre et aux levrès rouges sang débarque sur la scène, prenant la place de l'excellent humain-chimpanzé.Je ne saurai dire dans quel ordre précis sont apparus les autres artistes. Mais quoiqu'il en soit, le suivant ressemblait étrangement à un espèce de vampire SM accro à la cocaïne. Il s'appelle Corrine monte sur scène. Accompagné par sa pianiste attitrée, dont j'ai oublié le nom...appellons-la, Mademoiselle X. Somptueuse et mélodieuse mademoiselle X. Ils entamèrent une chanson au sens mystérieux. Vint ensuite, une des membres des Kisses Cause Trouble. Colorée de vert sur tout le corps, la mortifiante dépouille vivante Ghoulina, nous plonge dans le trash. D'abord assise tranquillement à une table en train de manger une salade verte, la jeune macchabée est prise de spasmes. Dans sa folie, elle arrache ses vêtements et dévore allégrement un cerveau humain dans un saladier. Ah ah ah ah. J'ai toujours aimé le trash et le gore. « Un mec hétéro qui se fait prendre par derrière avec un gode-ceinture, c'est queer. Un mec hétéro qui se fait prendre par derrière avec un doigt, c'est pas queer. » nous dit Madame H, professeur d''histoire-géographie et personnage transgenre. Sans doute, L’improbable présidente et seule membre de l’association H&B (Homosexulaité et Bourgeoisie) nous fait un cours sur la définition du mot « queer » et le « cabaret Interlope ». Et dans le désordre s'en suit le formidable duo Patricia & Colette, et les irréductibles japonais Les Romanesques. Tous ces invités sont revenus les uns après les autres, pour d'autre sketch autant trash que drôle. Le pari de la troupe de Juliette Dragon et du Paris Burlesque Festival : rendre hommage aux talents décalés et hauts en couleur de la scène contemporaine française. Pari réussi.
A voir aussi : « On ne naît pas femme, on le devient »
Un petit pas pour l'homme et un grand pas pour la planète
Pour rappel, les gaz à effet de serre (GES) ne sont pas forcément nocifs pour les écosystèmes dans la mesure où la plupart des GES sont d'origine naturelles. Sans eux, la température sur la surface de la terre avoisinerait -18°C. Cependant, l'excès de ces gaz causées par les activités humaines (production agricole, transport, centrales énergétiques...) entraîne une inéluctable augmentation des températures. Ce qui conduit, indubitablement à une fonte des glaciers qui engendrera à une élévation du niveaux de la mer submergeant des villes ou des pays par les eaux. Sur terre, le réchauffement climatique, laisse quelques pays déjà en proie à une désertification des terres, à des sécheresses, etc. Si on pousse plus loin (très loin) les prévisions des scientifiques dans ce domaine, imaginez, la terre, ses habitants embourbés dans des guerres perpétuelles pour capter les moindres richesses qui resteront. Il ne s'agira plus de vivre mais de survivre, cannibalisme et vol, Néanmoins, les hausses du mercure ne sont pas dû essentiellement à l'augmentation du volume de CO² dans l'atmosphère. Plusieurs paramètres sont à prendre en compte comme l'activité solaire, les cycles de Milankovic, ou la circulation océanique etc. Une poignée de spécialistes avancent l'idée que le réchauffement climatique peut être également causé par l'augmentation de l'énergie irradiée par le soleil.
Et en attendant, voici un morceau de La Blanche assez clair sur le sujet. Je vous laisse écouter.
Mademoise-L
Oh oui ! Twitt me, I'm famous !
Le (fabuleux) destin de Mary Read
Mary Read (1690?-1721) est sans nul doute, avec Anne Bonny, l'un des femmes les plus célèbres de l'Histoire. Ou même si ce n'est peut-être pas le cas, de par son vécu, elle mérite de l'être. Je fais donc appel à vous, en quelque sorte, pour raconter à tous la vie incroyable de cette femme qui bouleversa à son niveau tous les postulats sexistes du XVIIIe siècle.Fait peu courant à l'époque, Mary Jane Read, aimait s'habiller/se travestir en homme. Certainement pour jouir de la liberté indéniable qu'offre le sexe masculin au siècle des Lumières. Car être une femme à cette période, implique beaucoup plus de pression et d'obligation (familiale, sociale...) qu'aujourd'hui. Et ce goût pour le travestissement, c'est sa mère qui en est à l'origine. Veuve et sans le sou, elle commença à l'habiller comme un garçon, à la mort de son fils Willy, pour continuer à percevoir le soutien financier de la grand-mère de Mary, qui était destiné à l'aîné. C'est d'ailleurs en tant qu'« homme » qu'elle trouva son premier travail comme valet-de-pied. Elle n'y resta guère longtemps, préférant allègrement s'engager dans l'armée. Quoi de plus naturel me direz vous, hein ? C'est à se demander si les gens qui la rencontraient avaient des yeux et des oreilles. Quoiqu'il en soit, dans l'armée, elle y rencontra son premier époux. Ensemble, ils ouvrirent une auberge qu'ils appelèrent « L'auberge des trois fers à cheval » à Breda aux Pays-Bas. Mais l'aventure n'a pas duré longtemps, car son mari décéda quatre ans plus tard. L'auberge ferma.
Il est cinq heures, Paris s'éveille.
Pour vous y convaincre, allez faire un tour du côté du Syphax dans le VIIIe arrondissement, où les bières pas chères (2 à 3€ – à consommer avec modération) et la convivialité ramènent de nombreux badauds. La liste est encore longue. Je pourrais vous parler, de la Bellevilloise, de la Féline, du Cyrano, de l’International, de l’Irlandais etc. Vous voyez des lieux, des évènements, il y en a. Alors, je vous laisse le soin de le découvrir par vous-même, car parfois en baguenaudant, les trouvailles sont plus surprenantes…
Crédits photos : Laura Aupiais - Amadou & Mariam @ Hotel de Ville - Festival Fnac Indétendances
Mademoise-L
« On ne naît pas femme, on le devient »
C'est avec beaucoup de glamour, de féminité, d'énergie, de sensualité, de provocation et d'audace que s'est terminée la dernière nuit fatale de Juliette Dragon de la saison, en compagnie du cabaret des filles de joie. C'était le vendredi 24 juillet à la Bellevilloise. Tout Paris s'était donné rendez-vous (bon j'exagère un peu) pour assister à ce show déroutant et délirant de ces filles toutes droit venues d'une autre époque. Dans la salle obsure et peu éclairée du club de la Bellevilloise, les gens discutent, dansent sur des musiques d'antan. Le Dj donne le ton. On nous transporte dans un voyage dans le temps, à l'époque de ces fameux cabarets burlesques du XIXe siècle ou des années 50. Et il est un peu plus de 23h quand le spectacle commence. Juliette Dragon monte sur la scène. Cette grande femme d'1m84 perchée sur des talons de 10 cm domine tout le monde, tant par sa taille, que par sa beauté et son charisme. Après quelques minutes de meublage, elle fait place à Sylvanie de Lutèce qui sur les paroles d'une chanson typique de cabaret entame une danse... « Ladies and gentlemen...». Et la soirée commença enfin, alternant entre French cancan, danse indienne, effeuillage et les numéros des élèves de l'ecole des filles de joie vêtues de plumes, faux-cils, bas résilles, corsets, porte-jarretelles, jarretières, fouets, nippies...Même si certaines de ces filles ne sont pas tout à fait à l'aise, on comprend vite qu'être femme et s'assumer en tant que tel, malgré les modèles imposés de notre société, n'est pas facile.Il y a du monde, beaucoup de monde, et il fait
chaud, très chaud. La nuit va être très longue...A la fin de toute cette démonstration de sensualité et de féminité, les concerts s'enchaînent accompagnés par les filles dispersées un peu partout dans la salle. Brad Scott, Kemar et Shanka de No One Is Innocent, et Rikkha nous ont donné une bonne dose d'énergie et de rock'n'roll à l'état pur. Le show continue, encore et encore. Elles ne s'arrêtent plus. Ces filles captivent, enivrent certains et certaines. Une fille, Flora la douce, danse avec le feu (voir photo). Plus loin, deux autres filles de joie se déhanchent l'une contre l'autre. Certaines de ces femmes se dénudent avec une facilité déconcertante. Attention, ce n'est pas du strip-tease, c'est de l'effeuillage. Pourquoi ? Parce que le strip-tease induit une notion de vulgaire que l'effeuillage n'a pas.
Ce cabaret est un magnifique spectacle de grâce, de beauté, de volupté et de sensualité (mais ça, je l'ai déjà dit). Tout s'est déroulé à merveille. Cependant, l'ambiance au départ joyeuse, et conviviale, s'est peu à peu transformée en quelque chose de malsain et de choquant. Pas de la part de ces filles. Bien sûr que non. Mais à cause de l'attitude de certains hommes imbibés d'alcool jusqu'à la moelle, qui regardaient ces femmes comme si c'étaient des putes (ça, c'est mon avis bien entendu, il se pourrait que d'autres ne l'aient pas ressenti de la même manière). Ajoutez à cela, l'horrible et dégoutante vision des testicules de Brad Scott, sortant de son string noir. C'en avait fini de m'achever. Ce n'est certainement pas l'image qu'il faut retenir du cabaret des filles de joie. On peut, peut-être dire qu'elles sont victimes de leur succès, amenant malheureusement avec elles, ceux qui n'ont pas compris leur démarche. A moins que ça ne soit moi...Mais cela dit, je terminerai par un grand bravo et un immense merci à toutes ces filles qui ont l'audace de montrer à quel point toutes les femmes peuvent être belles. Et je crois d'ailleurs que ce cabaret, et ces demoiselles, sont l'exemple même d'une phrase de Simone de Beauvoir :
« On ne naît pas femme, on le devient ».
Et dans le même genre, du 22 au 25 octobre 2009, il y a le Paris Burlesque festival, organisé par le collectif surprise party. Le new burlesque dans toute sa splendeur, cinéma, expo, spectacle etc. Du rêve, du glamour, et de l'humour réunissant la scène burlesque parsienne et internationale. Et tout ça, bien évidemment, c'est à la Bellevilloise.

I Believe I Can Touch The Sky
Le son est extrait d'une vidéo que l'on trouve sur Internet...Et pour la petite histoire, sachez que pour comprendre la première blague, il fait véritablement un temps de merde sur Toulouse.

Once Upon A Time
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♦ 09/12 - The Gossip @ Bercy
♦ 15/03 - The Black Keys @ Olympia
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